Le Lien à l'ancien·ne
Une recherche chorégraphique sur les corps, les émotions et les liens entre générations.
Le Projet

Le Lien à l’ancien·ne est une recherche chorégraphique portée par Youri Terral Perrut, Sarah Maréchal et Loïc Perdrix, dans le cadre d’une résidence de territoire Culture-Santé 2026-2027 en Sud Vendée Littoral.
À partir d’une immersion au sein de l’EHPAD Sainte-Bernadette de Champagné-les-Marais, les trois artistes explorent les relations entre générations, les façons dont les corps se rencontrent, s’écoutent et se transforment, mais aussi les traces que nous laissons et celles que nous recevons.
Le projet se construit au fil des rencontres avec les résident·es, les professionnel·les de l’EHPAD, les enfants et les jeunes du territoire, les familles, les proches et les habitant·es.
Il ne s’agit pas de venir présenter un spectacle déjà écrit, mais de créer à partir d’un territoire et de ce qui s’y rencontre.

Une création qui se construit sur le territoire
Le projet part d’une question simple :
Qu’est-ce qui nous relie aux ancien·nes ?
L’« ancien·ne » peut être une personne âgée, un parent, un grand-parent, mais aussi une mémoire, un geste transmis, une histoire familiale, un objet, un lieu, une expérience passée ou encore notre propre rapport au vieillissement.
La création s’intéresse ainsi à ce qui circule entre les générations : les gestes, les souvenirs, les émotions, les manières de prendre soin, les façons de toucher et d’être touché, les habitudes, les récits et les silences. La résidence permet aux artistes de prendre le temps d’observer, d’écouter, d’expérimenter et de composer à partir de ce qui se présente. Les rencontres ne sont donc pas une simple étape de médiation autour d’une création : elles font partie du processus de création.

Le corps comme espace de rencontre
La recherche artistique s’appuie notamment sur le Contact Improvisation, la composition instantanée, les pratiques somatiques et les Tuning Scores de Lisa Nelson.
Ces pratiques permettent de travailler à partir de la perception, du poids, de la gravité, du toucher, de la distance et de l’écoute. Elles ouvrent notamment des questions autour de :
- la manière d’entrer en relation avec un autre corps
- la possibilité de se rapprocher ou de rester à distance
- le consentement et le choix
- l’écoute du poids et du mouvement de l’autre
- la confiance
- la réciprocité
- les différentes manières de participer à une danse.
Danser ensemble ne signifie pas nécessairement faire les mêmes mouvements.
Une personne peut danser, observer, écouter, parler, proposer un geste, suivre un mouvement, toucher ou ne pas toucher. Toutes ces possibilités peuvent devenir matière à la recherche.
L’EHPAD comme territoire artistique
L’EHPAD Sainte-Bernadette est au cœur du projet.
Les artistes vont y vivre plusieurs périodes d’immersion afin de rencontrer progressivement les personnes qui y vivent et y travaillent.
Ils s’intéressent autant aux moments de danse qu’à ce qui constitue la vie quotidienne du lieu : les déplacements, les gestes familiers, les espaces, les rythmes, les relations, les voix, les objets, les habitudes.
Le quotidien devient ainsi un terrain d’observation et de création.
Les résident·es ne sont pas considérés comme des personnes auxquelles on viendrait simplement proposer une activité artistique. Leurs présences, leurs histoires, leurs manières de bouger, de regarder, de parler ou de se taire participent à la matière de la recherche.
Une aventure intergénérationnelle

Le projet se déploie progressivement au-delà de l’EHPAD.
Des rencontres sont organisées avec les enfants de l’ALSH de Chaillé-les-Marais, puis avec les résident·es et les professionnel·les de l’EHPAD.
Les danses intergénérationnelles permettent de mettre en relation des corps, des âges et des expériences différentes.
Le projet cherche ainsi moins à faire danser les générations ensemble qu’à créer les conditions pour qu’elles puissent se rencontrer, s’observer, s’écouter et expérimenter ensemble.
Cette dimension intergénérationnelle permet également de questionner ce qui se transmet d’une génération à l’autre et ce qui, au contraire, se transforme ou disparaît.

Les jeunes comme regardeurs et passeurs de traces
Une attention particulière est portée à la place des jeunes dans le projet. Ils pourront participer à des ateliers de danse, mais aussi devenir observateurs et collecteurs de traces de la résidence.
Photographies, paroles, sons, dessins, objets, écrits, impressions ou observations pourront constituer une matière documentaire et artistique.
L’idée n’est pas seulement de demander aux jeunes de documenter ce que font les artistes. Il s’agit de leur donner la possibilité de regarder le projet avec leur propre point de vue, de choisir ce qui leur semble important et de réfléchir à ce qu’ils souhaitent transmettre.
De la rencontre à la trace

Une partie du projet se construit autour de l’Atelier du lien. Au fil des résidences, différentes matières pourront être récoltées : photographies, paroles, gestes, dessins, objets, sons, souvenirs ou fragments d’expériences.
Ces traces pourront nourrir la création chorégraphique mais aussi continuer à vivre en dehors du studio. Une partie de ces matériaux pourra notamment être mise en circulation avec la Médiathèque Simone Veil de Champagné-les-Marais.
La Médiathèque peut ainsi devenir un autre espace du projet : un endroit où les traces de la résidence rencontrent les familles, les habitant·es, les enfants et les personnes qui n’ont pas nécessairement participé directement aux ateliers.
Un projet qui ne s’arrête pas à la résidence
La résidence en Sud Vendée Littoral constitue une première étape de la création.
Le trio poursuit ensuite sa recherche à travers d’autres temps de résidence et d’autres contextes, notamment dans des EHPAD, mais aussi dans des lieux de spectacle ou des espaces non dédiés.
Le projet est donc pensé comme une recherche au long cours. Ce qui se construit à Champagné-les-Marais ne constitue pas uniquement une œuvre destinée à être présentée à la fin de la résidence : c’est une première matière, un premier territoire de recherche, une expérience qui pourra continuer à transformer la création.
Les étapes 2026-2027
8–10 octobre — Paris
Tuning Scores avec Lisa Nelson
- 8 octobre : Youri — journée de pratique autour des Tuning Scores
- 9 octobre : Sarah + Youri — Un Observatoire
- 10 octobre après-midi : Sarah + Youri — Cultiver les Tuning
- 10 octobre soir : Sarah + Youri — Un Observatoire
12–16 octobre — Nantes / Chaillé-les-Marais
Préparation artistique
Répétitions du trio et premières présentations du projet aux jeunes de la commune et aux
professionnel·les de l’EHPAD.
19–30 octobre — EHPAD / ALSH
Ouvrir un espace de danse et de lien
Premières rencontres, performance, ateliers avec les résident·es, ateliers avec les enfants et temps de danse intergénérationnelle.
12–18 novembre
Habiter le lieu
Immersion, recherche artistique, collecte et Atelier du lien.
4–6 janvier 2027
Faire émerger la matière
Temps de création à partir des expériences et matériaux récoltés.
23–25 février
Créer les liens
Création, ateliers et temps de partage.
18–24 mars
Partager les liens créés
Dernière période de résidence, création, ateliers et temps de partage.
- 23 mars, 15h–17h : partage à l’EHPAD
- 24 mars, 15h30–17h30 : partage de la résidence à la Médiathèque Simone Veil de Champagné-les-Marais
Les partenaires :
Nos partenaires du territoire :
- l’EHPAD Sainte-Bernadette de Champagné-les-Marais
- l’ALSH de Chaillé-les-Marais
- le pôle jeunesse de Champagné-les-Marais
- la médiathèque de Champagné-les-Marais
Nos partenaires financiers :
- AG2R la Mondiale Prévoyance
- DRAC-ARS Pays de la Loire (culture santé 2026-2027)
- Commission des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie de la Vendée, 2026



